Lieu de ressourcement pour la vie

S’accorder une pause dans son quotidien ? Certaines personnes trouvent un peu de repos derrière les murs de l’abbaye soleuroise de Mariastein. Un hôte régulier nous raconte ce que le silence de ces lieux suscite en lui.

Le calme demeure à l’autre bout du monde. Voilà ce que pensent nombre de vacanciers en quête de quiétude et de sérénité. Claudio Valeri n’est pas de ceux-là. Il trouve sa plus grande source d’énergie silencieuse à quelques kilomètres de son domicile, à l’abbaye de Mariastein, près de la frontière française dans le canton de Soleure. « Ici, je peux me changer les idées et apprendre à mieux m’écouter. » Ce pianiste professionnel n’est pas le seul à apprécier le calme de ce lieu de pèlerinage. Des pèlerins religieux, mais aussi des visiteurs profanes, des dirigeants et des personnes de la classe moyenne se déconnectent de la vie moderne en s’accordant une pause à l’abbaye. Les moines bénédictins les accueillent dans une maison d’hôtes comprenant 20 chambres.

Les personnes qui font un séjour de courte durée à l’abbaye sont libres de s’impliquer plus ou moins dans la vie monastique. C’est ce que Claudio Valeri apprécie beaucoup : « Nul n’est obligé de participer aux activités proposées. » Seules les heures de repas sont fixes. Le musicien, qui y a déjà séjourné trois fois plusieurs jours, dispose ainsi du temps nécessaire pour entreprendre spontanément des activités. A deux pas de l’ Alsace, il peut aller se balader dans la nature ou encore se plonger dans les ouvrages de la bibliothèque de l’abbaye.

  • Située en pleine nature, l’abbaye de Mariastein accueille les personnes en quête de calme.
  • Située en pleine nature, l’abbaye de Mariastein accueille les personnes en quête de calme.
  • Située en pleine nature, l’abbaye de Mariastein accueille les personnes en quête de calme.
  • Située en pleine nature, l’abbaye de Mariastein accueille les personnes en quête de calme.

Ce qui motive Claudio Valeri a se concéder une pause, c’est un sentiment bien connu de nos jours : le fait de vivre à un rythme effréné au quotidien, d’être constamment submergé d’informations et de devoir être constamment atteignable lui coûte du temps et de l’énergie. Comme il travaille en tant qu’indépendant, il ressent davantage les excès de la société moderne : « À force de devoir passer d’un engagement à l’autre, je ne vis pas l’instant présent. » Il ne souhaite toutefois pas larmoyer sur son sort car la musique est sa vie.

Claudio Valeri accepte par passion l’instabilité liée à sa profession et n’hésite pas à se rendre de ville en ville, de la Suisse jusqu’aux confins de l’Europe. La pause qu’il s’alloue à l’abbaye ne signifie pas non plus qu’il renonce temporairement à la musique. Cet environnement particulier lui donne l’occasion de faire des expériences musicales uniques. Un piano à queue est à disposition dans la maison d’hôtes et le musicien ne doit pas se faire prier deux fois pour en jouer. Il lui arrive aussi de faire usage de l’orgue de la basilique. « Cela peut rapidement tourner au concert spontané », raconte cet Italien qui a grandi en Suisse. « Je m’assieds, je joue et les heures filent. » Parfois pour le plaisir de touristes qui assistent ainsi par hasard à un concert intime.

Communiquer par des gestes

Qu’est-ce qui est important dans la vie ? Quels défis est-ce que je souhaite encore relever ? L’abbaye offre suffisamment d’espace et de temps pour réfléchir à de telles questions. Les personnes qui voyagent seules ont également la possibilité de chercher des réponses à ces questions avec les autres hôtes. Claudio Valeri nous parle d’amitiés souvent fugaces, mais parfois très profondes : celles d’un ancien garde suisse qui apprécie l’atmosphère recueillie des lieux et d’un vif dirigeant de l’industrie qui est encore à la recherche de la sérénité.

Si les hôtes ont tous des parcours, des motivations et un vécu différents, ils se retrouvent au moins dans un même lieu : quiconque vient seul à l’abbaye mange avec les Bénédictins dans la grande salle. Les 15 moines, dont le plus ancien en fauteuil roulant est âgée de 80 ans, s’attablent ainsi autour d’une grande table avec leurs hôtes. « On ressent la quiétude aussi pendant les repas », explique Claudio Valeri, « nul ne ressent le besoin de parler en flots continus de tout et de rien. » À l’abbaye, on a plutôt la possibilité de se préoccuper de choses souvent délaissées au quotidien : manger dans le silence, goûter véritablement les aliments, sans entendre constamment son smartphone sonner. « La tranquillité est si agréable que, dans la salle à manger, on commence tout naturellement à ne communiquer que par des signes de la main. »

La pause la plus longue que Claudio Valeri s’est accordée à l’abbaye a duré cinq jours. Ces moments sont précieux, « même si le quotidien reprend rapidement le dessus ». Le premier grincement d’un tram, le premier aboiement d’un chien : tout de suite après le retour chez soi, les bruits sont plus forts. Mais le musicien garde une paix intérieure de ces séjours à l’abbaye. Et lorsque celle-ci disparaît au bout d’un certain temps, il sait où la retrouver.

Agenda

Manifestations de la BCBE

Agenda à jour et inscriptions: bcbe.ch/manifestations

Concerts de lʼOrchestre des jeunes musiciens bernois (VBJ)

3 novembre 2019, 10h15, Centre des congrès Kursaal, Interlaken
3 novembre 2019, 16h00, KKThun, Thoune
9 novembre 2019, palais des Congrès, Bienne

Séances d’information de la BCBE consacrées à la planification de la retraite

29 octobre 2019, centre de formation de la BCBE, Berne-Liebefeld
5 novembre, Saalbau, Kirchberg
13 novembre, Hotel Interlaken, Interlaken Ost

Foire de l’immobilier

Du 31 octobre au 2 novembre, centre de rencontre de la BCBE, Place Fédérale, Berne

Saint-Nicolas de la BCBE à Tramelan

4 décembre, siège de Tramelan

Santarun à Berne

29 novembre, centre de rencontre de la BCBE, Place Fédérale, Berne