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Un même travail à vie?

Nombre de travailleurs sont insatisfaits: insatisfaits de leur emploi et des tâches qui leur sont confiées. Malgré cela, ils ne quittent pas leur poste. Pour le coach vocationnel Mathias Morgenthaler, le travail, c’est bien plus qu’une corvée obligatoire pour gagner de l’argent. Sortir de sa «prison», c’est possible. Il faut simplement faire preuve de courage.

La vie professionnelle se dessine très tôt dans la vie. Les parents veulent le meilleur pour leur enfant: une formation solide, un métier sûr, un diplôme d’études supérieures, des possibilités de carrière. À l’école primaire déjà, ce sont surtout les notes qui comptent dans les branches «principales». Trop souvent, hélas, les parents qui projettent l’avenir de leur enfant ne prennent que peu – voire pas du tout – en considération ses aspirations et ses talents.

Nombreux sont les adultes qui, consciemment ou inconsciemment, ont choisi leur métier sous l’influence de leurs parents. Durant toute leur vie (professionnelle), ils s’efforcent d’obtenir la reconnaissance de leurs géniteurs, de réaliser leurs rêves et de ne pas les décevoir. Mais, comme le dit Mathias Morgenthaler, «nous ne vivons pas la vie de nos parents. Nous vivons NOTRE vie!»


Une infinité de possibilités

Sur les vieilles pierres tombales, il n’est pas rare de lire la profession du défunt. Autrefois, le métier définissait la personne; il était en quelque sorte gravé dans le marbre. «En Suisse, nul n’est plus obligé d’exercer la même activité toute sa vie durant, souligne Mathias Morgenthaler. Le système de formation et de carrière est aujourd’hui très perméable.» Concrètement, une personne qui sent qu’elle n’a pas fait le bon choix professionnel dispose d’une infinité de possibilités pour changer de voie. «Ce qui manque souvent, c’est le courage de lâcher le connu malgré l’inconfort de la situation, déplore le coach. On préfère aménager au mieux sa cellule de prison plutôt que d’oser se lancer dans l’inconnu.»


Obstacles au changement

Qu’est-ce qui retient les travailleurs insatisfaits? Selon Mathias Morgenthaler, le frein principal est l’argent, la relation à l’argent: «Souvent, les personnes qui n’aiment pas leur travail attendent d’avoir mis assez de côté pour se sentir sûres d’elles ou libres.» Or, tant que le degré de confiance en soi reste lié au compte en banque, le moment idéal pour opérer une reconversion n’arrive jamais. «Bien plus que d’épargner de l’argent, ce qui importe, c’est de faire de son incertitude une alliée.»

Un autre obstacle au changement réside dans l’idée inconsciente que le travail doit être astreignant. Mais faut-il vraiment se sacrifier pour un poste? Est-il indispensable de souffrir pour être dédommagé? «Non, dit Mathias Morgenthaler. Le travail peut être une source de joie, et même sembler facile!» La clé réside dans la capacité à reconnaître ses talents personnels au lieu de se résigner dans une voie qui n’est pas la nôtre.


Et pourquoi ne pas suivre sa vocation?

Il est tout aussi primordial de comprendre d’où provient sa souffrance au travail que de prendre au sérieux ses aspirations profondes. Après plus de 1000 entretiens sur la question, Mathias Morgenthaler sait de quoi il parle: «Quand une personne parvient à découvrir quelles activités elle accomplit avec facilité et avec joie, elle a de bonnes chances de trouver sa vocation.» À mesure qu’elle prend conscience de sa vocation, elle n’a plus besoin ni des profils professionnels ni des offres d’emploi, car elle va définir son travail en fonction de sa personnalité. «Il s’agit donc moins de rechercher un nouvel emploi que de trouver – voire d’inventer – une activité qui nous corresponde, explique Mathias Morgenthaler. Au cours de ce cheminement, on a droit à l’erreur: la vie n’est pas un examen perpétuel, mais un voyage initiatique.» Pour le coach vocationnel, le travail ne doit pas être un parcours du combattant pour gagner de l’argent jusqu’à l’âge de la retraite. À ses yeux, il est un moyen de faire partie du monde et de modifier un peu ce dernier selon ses aspirations.

Le choix professionnel: conseils à l’intention des parents

  • Apprenez à reconnaître les aptitudes et les talents de votre enfant. Croyez en lui!
  • Prenez du recul: ce qui est aujourd’hui un «bon métier» n’existera peut-être plus dans dix ans. Le monde professionnel est en pleine mutation. Les cycles d’innovation sont de plus en plus courts (numérisation, automatisation, division du travail, etc.).
  • Un poste «sûr» ne fait pas forcément le bonheur.
  • Efforcez-vous de ne pas projeter vos propres souhaits sur votre enfant! Votre enfant a le droit de réaliser ses rêves.
  • Accompagnez votre enfant en renforçant sa confiance en lui et en lui offrant votre amour inconditionnel.

À propos de Mathias Morgenthaler

Mathias Morgenthaler, 43 ans, est coach vocationnel, journaliste et conférencier. Originaire de Berne, ce père d’une fille de 12 ans vit et travaille dans la ville fédérale.

Agenda

Manifestations de la BCBE

Agenda à jour et inscriptions: bcbe.ch/manifestations

Femmes PME: manifestation de printemps

9 avril 2019, Centre d’exploitation de la BCBE, Berne-Liebefeld

Concerts de lʼOrchestre des jeunes musiciens bernois (VBJ)

2 mai 2019, Saalbau, Kirchberg
9 mai 2019, Hotel National, Berne
9 novembre 2019, palais des Congrès, Bienne

Assemblée générale de la BCBE

14 mai 2019, Bernexpo, Berne

Wake up and run

3 mai 2019, Bienne

Kids Run, Courses de Bienne

6 juin 2019, palais des Congrès, Bienne

Journée des familles de la BCBE

25 mai 2019, Gurten, Berne
26 mai 2019, Soleure
2 juin 2019, Bälliz, Thoune
23 juin 2019, vieille ville de Bienne
1er septembre 2019, Reconvilier

«Cest le moment dagir. Faites des placements durables»: évènements

25 avril 2019, Berne-Liebefeld
2 mai 2019, place Fédérale, Berne
8 mai 2019, Deltapark Vitalresort Gwatt, Thoune
16 mai 2019, Stadthaus Burgdorf, Berthoud 
5 juin 2019, La Cappella, Berne